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Épargne Investissement

Mon avis sur La Première Brique après 4 ans de tests réels

Découvrez mon avis sur La Première Brique après 4 ans de tests : analyse des rendements nets à 7,7 %, retards de remboursement et gestion du risque.

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Après quatre saisons passées à tester la plateforme d’investissement participatif immobilier lyonnaise, je vous livre mon avis sur La Première Brique avec des chiffres réels sur les rendements et les retards :

  • 11 % bruts de rendement moyen annuel observés, soit environ 7,7 % nets après application de la fiscalité Flat Tax.
  • Accessibilité dès 1 euro grâce à l’outil d’auto-investissement gratuit Jimbots, permettant une diversification maximale sur chaque projet.
  • Retards en hausse constatés sur les dossiers de marchands de biens, malgré des garanties systématiques en hypothèque de premier rang.

💡 À retenir

Je recommande cette solution aux épargnants cherchant à dynamiser leur capital à court terme. La sélectivité reste indispensable : surveillez attentivement le calendrier des chantiers et privilégiez une diffusion stricte de votre budget sur plusieurs dizaines d’opérations.

Rendements nets et retards constatés après quatre ans d'investissement réel

Le rendement affiché à deux chiffres attire immédiatement l'attention. Sur le papier, les projets d'investissement participatif immobilier proposent souvent un rendement brut oscillant entre 10 % et 12 % par an. Dans les faits, les chiffres bruts ne reflètent jamais ce qui entre directement sur votre compte bancaire. Mes observations sur quatre ans montrent qu'il faut rigoureusement retrancher la fiscalité et anticiper les décalages de trésorerie.

Du brut au net: l'impact immédiat de la fiscalité

Le calcul du gain réel exige de prendre en compte la fiscalité française appliquée aux revenus du capital. En France, la Flat Tax (ou prélèvement forfaitaire unique) s'applique par défaut à hauteur de 30 %, englobant 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Ce couperet fiscal réduit un taux nominal de 11 % à un rendement net d'environ 7,7 %.

Gros plan sur un contrat de prêt participatif annoté au stylo sur un bureau d'investisseur
Mon avis sur La Première Brique après 4 ans de tests réels
Les projets remboursés affichent un rendement brut moyen de 11 %, soit approximativement 7,7 % nets après application de la Flat Tax de 30 %.

Sur le plan opérationnel, la plateforme simplifie cette gestion en prélevant directement les sommes dues avant le versement des intérêts. Ce que je vérifie toujours sur mon tableau de bord, c'est l'impact direct des options de petit investissement qui rapporte sur ma fiscalité globale, car l'imposition à la source évite les mauvaises surprises au moment de la déclaration annuelle. Notez qu'aucun frais de gestion ni de tenue de compte n'est facturé aux investisseurs par la plateforme lyonnaise, ce qui préserve l'intégralité du gain net calculé.

La réalité des décalages de paiement sur les projets

La ponctualité des remboursements constitue le véritable point de vigilance dans ce secteur. En analysant mon portefeuille, je constate qu'une part croissante des opérations subit des décalages par rapport au calendrier initialement prévu. Ces retards s'expliquent principalement par des facteurs opérationnels récurrents:

  • Les délais d'obtention ou de purge des permis de construire et d'aménager.
  • La lenteur des chantiers de rénovation menés par les marchands de biens.
  • Le rallongement des délais de revente finale dans un marché immobilier ralenti.

Un retard de paiement ne signifie pas automatiquement un défaut définitif. Les contrats prévoient généralement des intérêts de retard qui continuent de courir pendant la période de prolongation. Sauf que ces décalages immobilisent votre capital plus longtemps que prévu, ce qui modifie le taux de rendement interne global de votre portefeuille. Mon avis sur La Première Brique reste lucide: la patience est indispensable, car la trésorerie des opérateurs du secteur immobilier est soumise aux aléas de la construction et du marché local.

Analyse des risques de défaut et des garanties sur La Première Brique

Le risque zéro n'existe pas en matière de placement financier. Investir dans des obligations émises par un marchand de biens ou un acteur de la promotion immobilière comporte une part d'incertitude quant à la capacité de l'emprunteur à honorer ses engagements.

La gestion du risque de perte en capital

Tout placement à haut rendement implique une possibilité de perte en capital partielle ou totale. En cas de faillite de l'opérateur ou d'échec commercial du projet, l'argent injecté peut être définitivement compromis. La santé financière et la solvabilité des porteurs de projets font l'objet d'un filtrage préalable, mais le risque résiduel demeure réel.

Pour limiter cette exposition, la répartition des montants sur un grand nombre d'opérations s'impose. Au lieu d'allouer une somme importante sur un seul dossier en quête d'une forte marge brute, il est plus judicieux de fragmenter sa mise. Déployer une stratégie d'investissement à petit budget permet de diluer l'impact financier si l'un des promoteurs venait à déposer le bilan. Si un projet flanche, les gains générés par les dizaines d'autres dossiers suffisent généralement à absorber la perte subie.

La valeur réelle de l'hypothèque de premier rang

Pour rassurer les souscripteurs, la plateforme met en avant l'obtention de sûretés sur la quasi-totalité des dossiers présentés à la collecte de fonds. La garantie la plus fréquente est la sûreté réelle sous forme d'hypothèque de premier rang inscrits sur l'actif immobilier concerné.

Une hypothèque de premier rang donne un droit de préférence sur la vente du bien, mais le recouvrement judiciaire peut s'étendre sur plusieurs années.

Attention toutefois aux fausses certitudes. Une garantie hypothécaire ne garantit pas la liquidité immédiate de votre argent. En cas de défaillance grave du porteur de projet, le déclenchement d'une procédure judiciaire menant à une saisie immobilière s'avère long et complexe. Le processus de recouvrement implique le passage par un liquidateur et la mise aux enchères du bien, souvent à un prix inférieur à sa valeur d'expertise initiale. Les fonds récupérés servent à rembourser les créanciers prioritairement, mais le délai de traitement se compte fréquemment en années.

Comparatif face aux plateformes concurrentes et fonctionnement de l'auto-investissement

Le paysage du crowdfunding immobilier s'est fortement structuré sous le contrôle des régulateurs financiers, notamment l'Autorité des Marchés Financiers. Les plateformes doivent désormais se démarquer par leurs fonctionnalités et leurs conditions d'accès pour séduire les épargnants. C'est là que la plateforme lyonnaise tire son épingle du jeu avec des choix d'accessibilité très marqués.

Dans le secteur du financement participatif, deux modèles s'opposent nettement:

  • Le modèle obligataire classique (titres de créance avec remboursement in fine des intérêts et du capital).
  • Le modèle d'investissement en usufruit ou en parts de sociétés (type Bricks), aux mécanismes financiers et fiscaux différents.

Ce que j'apprécie particulièrement chez l'acteur lyonnais, c'est l'absence totale de frais pour les investisseurs. La plateforme rémunère son activité en facturant directement les porteurs de projets lors du montage du dossier de financement. Le ticket d'entrée fixé à seulement 1 euro constitue un atout majeur face à des concurrents exigeant souvent 100 ou 1 000 euros par opération.

Cette barrière financière inexistante prend tout son sens lorsqu'elle est couplée au robot d'investissement automatisé baptisé Jimbots. L'outil vous permet d'établir des critères de souscription automatiques dès qu'une collecte ouvre:

Vous définissez le montant maximum à placer par projet, la durée maximale souhaitée et le rendement minimal accepté. Le robot positionne ensuite votre ordre en une fraction de seconde au lancement de la collecte, évitant la frustration des sessions de souscription clôturées en quelques minutes. Grâce à ces stratégies d'investissement faciles et accessibles, la diversification devient automatique et vous pouvez bâtir un portefeuille de plus de cent projets distincts sans y passer vos soirées. Ce niveau d'automatisation rend la gestion sereine, même dans les phases de marché plus complexes exposées sur les forums spécialisés comme Reddit ou suivies par les aggrégateurs de patrimoine comme Finary.

Bilan synthétique de la plateforme sur quatre critères clés

Je vous résume ici mon évaluation terrain après quatre années complètes d'utilisation continue de ce service.

Critère analyséNiveau constatéMon observation terrainImpact sur votre portefeuille
Rendement net réel⭐ ⭐ ⭐ ⭐7,7 % nets mesurés en moyenne✅ Performance solide après Flat Tax
Accessibilité ticket⭐ ⭐ ⭐ ⭐ ⭐Souscription ouverte dès 1 euro✅ Diversification maximale très rapide
Respect des délais⭐ ⭐ ⭐Décalages fréquents de quelques mois⚠️ Immobilisation prolongée du capital
Niveau de sûreté⭐ ⭐ ⭐ ⭐Hypothèque de premier rang fréquente⚠️ Procédure de recouvrement très longue

Cinq ans d'investissements sur La Première Brique

La chaîne Finance ta vie libre analyse ses 15 127 € placés sur la plateforme. Un retour d'expérience indépendant qui complète mon diagnostic personnel.



Faut-il confier votre épargne à ce spécialiste du crowdfunding ?

Après quatre ans d'analyse directe, mon avis sur La Première Brique reste très positif pour dynamiser une poche de trésorerie. La plateforme efface les barrières d'entrée en supprimant les frais et en autorisant les souscriptions dès 1 €, ce qui simplifie le filtrage face au risque de perte en capital. Les décalages de paiement sont réels, mais ils sont compensés par la force du robot d'auto-investissement et le maintien des intérêts de retard pendant les rallongements de chantier.

Concrètement, cette solution répond parfaitement aux investisseurs attentifs qui recherchent une alternative concrète aux livrets bancaires, à condition de viser une diversification sur plusieurs dizaines d'opérations distinctes.

Le secret d'un portefeuille pérenne réside dans votre capacité à arbitrer vos lignes sans céder aux promesses de gains rapides. Vos capitaux sont-ils suffisamment ventilés pour absorber quelques mois de délai supplémentaire ?

Sources :

  • Finance Héros, analyse des performances et des taux de rendement bruts et nets constatés : https://finance-heros.fr/avis-crowdfunding/la-premiere-brique/TM256TM257
  • S'investir, retour d'expérience sur la durée des procédures judiciaires et le fonctionnement de l'hypothèque de premier rang : https://sinvestir.fr/avis-la-premiere-brique/TM262TM263
  • Epargnoo, évaluation de l'impact de la Flat Tax sur le rendement net du crowdfunding immobilier : https://epargnoo.com/epargnews/articles/avis-la-premiere-briqueTM268TM269

Foire aux questions sur La Première Brique

Quel est le rendement net réel de La Première Brique après impôts ?

D'après mes analyses de portefeuille, le rendement brut affiché autour de 11 % tombe à environ 7,7 % nets dans votre poche. La Flat Tax française de 30 % est prélevée à la source, simplifiant vos démarches et garantissant la transparence des gains reçus.

Quel est le taux de défaut exact constaté sur La Première Brique ?

Même si les retards opérationnels se multiplient avec les tensions du secteur immobilier, le taux de perte définitive reste très faible à ce jour. Je constate que la grande majorité des projets retardés continuent de verser des intérêts moratoires pendant la phase de prolongation.

Quelle est la différence majeure entre La Première Brique et la plateforme Bricks ?

La Première Brique vous permet d'investir en obligations dès 1 euro sans aucun frais d'entrée ni de gestion, avec des remboursements in fine. Bricks s'appuie de son côté sur des contrats de royalties basés sur des revenus locatifs, avec des mécanismes fiscaux et structurels très différents.

Grégory Marchalion

À propos de l'auteur

Grégory Marchalion

Conseiller en finances personnelles et blogueur finance

Grégory Marchalion est passionné de finance personnelle depuis plus de 10 ans. Spécialiste des placements, de la bourse et des cryptomonnaies, il accompagne ses lecteurs vers l'indépendance financière.

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